Thinking about.

Réfléchir. Vaste mot qui m’identifie, sans vraiment me définir.
J’aime réfléchir ;  j’aime penser. Et ce malgré les voies sinueuses, dangereuses et glissante où cela mène.

Petit, réfléchir n’était que plans extraordinaires, où prévisions de métiers abracadabrants. Mais tout change à un moment.
Quand, c’est difficile à dire. Comment, un peu moins, même si ce peut être flou.
Peut-être le besoin de comprendre.

Je n’ai jamais aimé l’idée qu’une chose puisse m’échapper. Parce que justement tout m’échappe, sûrement. La vie vu de cette manière est un calvaire ; tant de drames, tant de bonheurs, tant de choses dont le raisonnement m’échappe, ou simplement dont les mécanismes ne sont pas à ma portée.
Des questions, simples, compliquées, ambigus. Du pourquoi certaines personnes semblent créer une tension autour d’eux, jusqu’au pourquoi d’autres sont simplement méchants. Question sûrement résolue, ou du moins ne nécessitant plus de réflexion, sinon par envie, par désespoir.

Une dépression sociale, en quelque sorte. J’ai mal, je fais mal.
J’ai mal de voir que le mal n’engendre que des petits frères. Peut-être devrais-je m’inquiéter… Je m’inquiète.

Je regarde autour de moi. C’est le bordel. Partout des projets abordés.
Des tas d’idées éparpillées, qui n’iront probablement jamais mûrir complètement, parce qu’elles sont soit trop chéres, donc simplement coûtantes, soit trop compliquées, soit simplement trop longues à mettre en œuvre.
En gros je vis dans la merde. Pas trop intéressant comme type. Et même si c’était le cas, c’est pas quelqu’un comme moi que je conseillerai à la rencontre.

L’autre jour, ou l’autre mois peut-être, je suis un peu fâché avec le temps qui passe, on m’a jeté au visage que mon retrait de la société n’est qu’une excuse pour ne pas assumer.
Mais assumer quoi ? Des décisions que je n’ai pas prises ? Je ne donnerai probablement pas de poids à mon avis si on me le demanderai, mais le fait est qu’on ne me le demande pas.

Quid de celui qui est né sans ressources, et qui doit se battre pour arriver au « niveau » des autres ; de celui qui est né avec tout. Ce sont les mêmes :  des petites usines à merde qui hurlent sans qu’on les comprendre que la vie est naze. Mais pas seulement. Tout le long de leurs existences,  on va les conduire ci ou là, parce que c’est le « mieux », ou juste parce que c’est « comme ça ». Et ensuite quoi ?

« Tu dois travailler, on ne peut pas vivre sans travailler. »
C’est un fait. Mais travailler pour quoi ? Gagner de l’argent ? Quel intérêt ? Je ne vois pas en quoi une ressource qui n’existe pas devrait avoir un intérêt pour moi. Pour manger ? Les légumes n’ont pas besoin d’argent. On me souffle que c’est pour acheter ces légumes. Je travaille, je gagne de l’argent, puis le donne à quelqu’un d’autre qui travaille, on me donne ces légumes en échange, et cet argent l’autre achète d’autres légumes, …
Je sais pas vous, mais je sens l’arnaque dans ce système. Et bien sûr que non ce n’est pas si simple ; il n’y aurai pas d’économistes pour comprendre cela, autrement. Mais ça ne me plaît tout de même pas.

Bref, tout ça pour dire que nous sommes prisonniers des structures établies bien avant qu’on puisse y réfléchir, et que nous contribuons et consolider ses structures, parce que c’est le fondement même de ses structures.
Je vois ça comme une aliénation auto-alimentée de la société. Un point où l’égoïsme de chacun pour chacun a renforcer le sien en crachant sur celui de l’autre. Mais peut-être est-ce pire encore.

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2 thoughts on “Thinking about.

  1. Youhouuuuu!!! [cri de ralliement des Limaces en rut]!! Alors là je suis ravie. Moi qui pensais que nous étions… allez… 5, en France, à penser comme ça? Qu’on marche sur la tête,; qu’on travaille et qu’on se ruine la santé pour gagner de l’argent pour se payer… à bouffer? des i-phones? des jeans qui polluent en Chine?…

  2. Du coup j’ai relu mon dernier « paragraphe » (c’est très rare que je me relise). ^.^’

    Je pense qu’il y en a des tas qui suivent, ou au moins adhèrent, à ce genre de pensé.
    Après, des gens près à renoncer à la vie telle qu’ils la connaissent pour être cohérent avec leur discours j’en connais hum…
    *compte rapidement sur son doigt*
    J’en connais un trois-quart. ^_^

    C’est pas facile de se tenir droit avec ce genre d’opinion (même si je suis resté vraiment soft, là). Ne pas adhérer à tout ça, c’est s’ouvrir à une certaine forme de marginalité ; plus simplement se mettre à l’écart.

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